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JACQUES LESSARD

PLACE DE LA GARE: GILLES DE ROBIEN A DECIDE SEUL!

Communiqué du 27 janvier 2002

PLACE DE LA GARE : LA MAIRE DECIDE SEUL ET IMPOSE SON CHOIX

Projet VASCONI Projet_VASCONI.jpe Photo de Jean-Marie Faucillon

Le conseil d’agglomération a adopté samedi 26 janvier 2002 la délibération retenant l’équipe VASCONI et son projet de requalification de la place de la Gare. Cette décision appelle de notre part un certain nombre d’observations :

  • Le conseil municipal d’Amiens se trouve écarté d’un choix d’urbanisme ayant des implications fortes sur une des portes principales de la ville, lieu stratégique en termes de déplacements et d’animation urbaine et commerciale, cela reste pour nous inacceptable ;
  • Le maire décide seul et impose son choix, contre l’avis du jury qui avait placé en tête une autre équipe, contre l’avis de la commission consultative comprenant des représentants d’associations diverses concernées par le projet : nous réclamons davantage de débats avec l’ensemble des Amiénois en amont des projets d’urbanisme.

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BONNE ANNEE A TOUS

Je vous souhaite, ainsi qu’à vos familles, une très belle année 2008 emplie de bonheur, de paix et de sérénité.

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En 2008:

« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

Guillaume Apollinaire

La Mission Tramway-Déplacement a bien travaillé. Son verdict est sévère et peut être résumé ainsi : la fréquentation des transports en commun à Amiens est faible pour une ville de cette importance et le responsable de la mission, dont on peut saluer l’honnêteté et la diplomatie, en tire l’enseignement qu’il serait préférable d’atteindre un seuil supérieur de fréquentation pour réaliser un tramway.

Maintenant c’est aux Amiénois et aux élus de décider de l’avenir.

Le constat de l’effondrement du réseau de bus nous le faisons depuis plusieurs années (on est passé de 16 millions de passagers/an à 12 millions quand une ville comme Le Mans en compte 22 millions).

C’est le résultat des choix (ou des non-choix) de la majorité actuelle, Gilles de Robien et Hubert Henno en tête, de ne pas s’engager dans une politique ambitieuse de soutien au transport collectif et plus généralement aux modes de déplacements alternatifs à l’automobile. Rappelons que Gilles De Robien a été Ministre des Transports et que c’est sous son ministère que les crédits d’Etat aux TCSP ont été supprimés pour tous les projets en cours (dont Le Mans).

Sa conversion récente au développement durable ne nous rassure pas quant à sa véritable intention de retourner la tendance. Les récentes décisions sur l’organisation des circuits de bus (- détournements des lignes au Nord! -Suppression du passage des bus au centre-ville -200 bus quotidiens rue Vanmarcke), sont d’ailleurs éclairantes sur le sujet.

Continuer dans cette voie est suicidaire : en n’améliorant pas très rapidement la mobilité générale pour Amiens, on ne facilitera pas la vie quotidienne des Amiénois on freinera le développement économique, commercial, démographique de la Ville, on réduira son attractivité.

Il faut relever le défi du développement durable en agissant pour une mobilité durable.

> Nous proposons de préparer l’avenir :

- en réorganisant et en rendant efficace dès 2008 le réseau de bus (amélioration des fréquences, création de lignes fortes, couloirs réservés prioritaires aux feux)

- en développant l’utilisation de l’étoile ferroviaire d’Amiens sur les lignes Est-Ouest (cadencement des trains entre Ailly s/ Noye et Hangest)

- en lançant dès maintenant les études nécessaires au recensement des besoins (enquête ménages-déplacements, enquête origine-destination, enquête cordon)

- en vérifiant la faisabilité financière du projet dans une vision dynamique de l’évolution de notre agglo (dont les investissements entre 1999 et 2006 représentent, pour mémoire, plus de 650 millions d’euros, soit deux fois un tram financé sans aide).

- en lançant parallèlement le débat public sur les besoins et les enjeux en termes de déplacements et de développement durable et en préparant en même temps que la fréquentation des transports collectifs se redressera, les études nécessaires à une mise en œuvre opérationnelle du tramway à prévoir vers 2015.

Le tram, nous ne le ferons pas tout seuls mais en rassemblant les énergies et les concours financiers locaux et régionaux.

La demande sociale liée au renchérissement du coût de l’essence et de l’énergie, les enjeux environnementaux, les besoins de mobilité pour dynamiser la Ville ne nous laissent pas d’autre alternative que d’avancer avec ambition et volonté.

LABEL BLEU - AMIENS

J’ai appris que la filiale Label Bleu n’avait plus aucune activité et était devenu une coquille vide.

Il est dommage que le capital de notoriété de ce label soit laissé en déshérence : si l’industrie de disque est actuellement en difficulté en raison des progrès technologiques, la musique, la production et la diffusion musicales ne s’arrêtent pas, au contraire, elles utilisent d’autres canaux, d’autres media comme internet.

Je propose que soit étudié la possibilité d’étendre le champ d’action de Label Bleu à la diffusion musicale sur le Net ce qui lui permettrait de continuer à jouer son rôle de référence comme découvreur de talents : utiliser la filière des nouvelles technologies pour continuer de faire vivre une réussite locale.

Le studio d’enregistrement est aujourd’hui inutilisé, son matériel vieillissant. Il faudrait :

- soit le mettre à niveau dans le cadre d’une relance de Label Bleu

- soit le mettre à disposition des groupes musicaux amiénois.

UNIS ET SOLIDAIRES

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Entreprise COSSERAT à Amiens

Question orale posée au prochain conseil municipal du 19 novembre 2007

L’avenir de l’entreprise Cosserat, symbole du savoir-faire historique de notre bassin d’emploi dans la production textile, est de nouveau en question.

Après le redressement judiciaire en janvier 2004, la reprise de la société par une entreprise partenaire allemande devait relancer l’activité grâce à une spécialisation dans des velours et tissus de haut de gamme.

Un investissement de quatre millions d’euros était même programmé par le groupe, soutenu par la Région, la ville et la communauté d’agglomération qui avaient permis, en 2004, à l’entreprise de tenir, en rachetant des terrains (147 000 €).

Le 8 décembre 2005, la ville délibérait, une nouvelle fois, pour l’acquisition de nouveaux terrains, injectant ainsi près de 400 000 € dans la trésorerie de l’entreprise qui ne comptait plus que 120 salariés contre 165 en 2004.

J’avais alors demandé quelles contreparties, en termes d’emplois, étaient données à ces aides indirectes, quel était le projet de développement industriel mis en œuvre par la société.

Vous m’aviez répondu que le groupe avait indiqué vouloir investir sur le site le produit de la vente, perspective intéressante.

Or, il n’en a rien été. L’entreprise a continué à réduire ses effectifs par petites vagues de licenciements, jusqu’à 87 salariés, et prévoit aujourd’hui un nouveau plan de réduction de 38 emplois.

Aucun investissement n’a été réalisé, aucune politique de développement n’a été déployée : il s’agit seulement d’une captation de savoir-faire et de matériel, et d’un abandon pur et simple à terme par la société allemande.

Nous souhaitons savoir quelles sont les dispositions envisagées :

  • pour demander des comptes aux dirigeants du groupe allemand Krieger, sur les engagements qu’ils avaient pris à l’égard des salariés et des collectivités,
  • pour maintenir à Amiens, au travers de la marque Cosserat , l’activité de production de velours et de tissu de haut de gamme, appuyé sur le savoir-faire local, alors que certaines productions textiles, spécialisées ou innovantes, se développent ou sont relocalisées en France dans un contexte de renchérissement du coût de l’énergie et de recherche de qualité.

Porcherie industrielle de Cavillon

L'avis de la ville d'Amiens mis à l'ordre du jour

A l'ordre du jour de la séance du Conseil municipal d'Amiens du jeudi 28 juin 2007, il n’y avait pas de délibération au sujet du projet d'exploitation d’une porcherie industrielle de 16 296 têtes à Cavillon, et pourtant, la commune d'Amiens est concernée par ce projet puisque des épandages sont prévus au sud de la ville.

Sur l’intervention des quatre groupes de gauche (Verts, Pcf, PS et MRC) à la Mairie d’Amiens, le maire, a inscrit en urgence une délibération permettant à la ville d'Amiens d'exprimer un avis à ce sujet.

Coup de Gueule

La mission Tramway-Déplacements , est à peine installée le vendredi 15 juin 2007, que déjà la communication d’Amiens Métropole, relayée par la presse locale dès le lendemain matin, manoeuvre à reculons, en distillant des messages négatifs sur la réalisation d’un tramway à Amiens... Et cela alors que la mission chargée de réfléchir au dossier, sous la houlette de l’Ingénieur Général des Ponts et Chaussées Christian Bourget, n’a encore aucun élément concret pour émettre un quelconque avis...

Sont évoqués le coût, “ énorme ! ”, la fréquentation actuelle du réseau de bus, insuffisante, le “ paysage gâché ”(sic !)...

Que cherche-t-on ? Cette MissionTramway-Déplacements, dont nous avons salué la création, n’est-elle qu’un rideau de fumée destiné, le temps d’une campagne électorale, à déminer un terrain que l’opposition a fortement investi depuis de nombreuses années ?

Si c’est le cas, ce n’est pas sérieux et c’est se moquer des Amiénois de maltraiter ainsi les conditions de déplacements dans l’agglomération.

Sur le coût, s’est-on posé la question pour la réalisation de la rocade d’Amiens et de tous les investissements routiers ? C’est au moins autant qu’une ligne de tramway, et encore ne prend-on pas en compte le coût social, environnemental et sanitaire de tels investissements. D’ailleurs, aujourd’hui, les constructeurs sont capables de réaliser un tramway à des coûts de l’ordre de 15 à 17 millions d’euros du km, comme au Mans.

La ligne de bus la plus fréquentée ne compte que 12 000 voyageurs/jour ? Exact ! Quel aveu sur la stagnation et le manque d’ambition de nos transports collectifs depuis plus de 15 ans !

Doit-on en rester à ces chiffres pour dire que le tramway n’est pas nécessaire ou se placer dans une perspective de dynamisation, de modernisation et de réorganisation de notre réseau ?

Le tram, c’est un projet urbain, un grand projet pour la capitale régionale de demain et pour développer notre ville, tout en offrant aux Amiénois un mode de transport alternatif à l’automobile efficace, rapide, sûr, écologique.

Quant au paysage, soi-disant “ gâché ” par des “ nuisances visuelles ”, c’est grotesque, on n’emploie pas cet argument pour l’omniprésente automobile dans notre environnement, et aujourd’hui, il existe des solutions pour se passer de fils d’alimentation là où c’est indispensable, dans les sites protégés. Mais d’autres villes ne se sont pas tant posé la question, car le tram est en général bien intégré à son cadre urbain...

Alors, donnons tous les éléments du débat, objectivement aux Amiénois pour leur permettre de participer à la décision sur ce projet passionnant pour l’avenir de notre cité. C’est dans cet esprit que les élus de l’opposition municipale, Socialistes, Verts et Communistes, membres de la Mission Tramway-Déplacements , apporteront leurs idées et leurs propositions, avec détermination et volonté d’aboutir.

Vous pouvez réagir et donner votre avis sur ce dossier qui est à aborder démocratiquement et de manière interactive.

Le bon sens et la raison, portés par la mobilisation et l'action des élus municipaux de gauche et des citoyens de tous horizons, au coude-à-coude pour une même cause : la défense du contrôle du vote par le citoyen, ont fini par l'emporter, à l'arraché... Il est réconfortant pour la démocratie d'avoir démontré que des citoyens déterminés à résister à une décision qui touche à un pilier du fonctionnement de nos institutions, peuvent changer le cours-apparemment irrésistible- des choses. Que chacune et chacun en soient remerciés, sans oublier les animateurs de cette action au plan national qui nous ont informés et soutenus quotidiennement au travers du site www.ordinateurs-de-vote.org et par leurs conseils : le local et le global fonctionnant en réseau interactif ont une nouvelle fois fait leurs preuves. Car cette action est nationale et n'est pas finie, d'autres défenseurs du vote transparent et fiable sont encore dans l'action d'ici dimanche et pour la suite. En effet, rien n'est encore définitivement acquis, il faut rester vigilants et continuer de débattre et d'échanger sur le sujet.

Nous vous proposons de participer nombreux à une :

conférence-débat sur le vote électronique

le mercredi 2 mai 2007, à partir de 18h30

salle Dewailly

en présence de

Pierre MULLER

informaticien,

fondateur de l'association "Ordinateurs-de-vote.org"

et de

Jean Charles DELEPINE

informaticien,

animateur du site de la campagne amiénoise contre le vote électronique


D'ici-là allez voter ! Vous trouverez les bulletins-papier habituels dans tous les bureaux de vote et seul ce vote dans l'urne transparente comptera !

Je demande d'ailleurs au maire d'Amiens que les machines installées pour la démonstration soient placées dans un lieu distinct du bureau de vote pour ne pas créer de la confusion et troubler le bon déroulement du vote.

Mise a l'écart des machines a voter

Dernière minute!!!!!!

La bataille menée par les élus municipaux de gauche avec de nombreux électeurs devant l'absence de fiabilité des machines a voter a triomphe!

Gilles de Robien a cédé a l'évidence et au bon sens.

A Amiens, le vote papier est maintenu!

Article de Chantal Enguehard (Nantes), Ingénieure, Docteur et Maître de Conférences en informatique :

"Pour obtenir les résultats d’un scrutin, le président du bureau de vote appuie sur le bouton adéquat. La machine produit alors un ticket sur lequel sont indiqués les noms des candidats et le nombre de voix que chacun a obtenu."...

Lire la suite:

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21833

Avant le vote : mode d’emploi pour porter plainte contre les machines à voter

Bastien Gentil :
"Différents rapports montrent que les machines à voter n’assurent pas la sécurité du processus électoral. Cet article détaille les possibilités qui sont offertes à tout élécteur d’une commune ainsi équipée de constester la décision de sa ville auprès du tribunal administratif."...

Lire la suite: http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0572

http://vao-amiens.fdn.fr/

19 machines a voter à Amiens

Liste des bureaux de vote amiénois équipés en machines à voter.

La majorité municipale a décidé de les imposer, sans concertation et contre l'avis des élus de l'opposition (PC, PS, Verts et MRC).

Machines à voter

Bureaux de vote:

N° 2 / NOTRE DAME
N° 4 / SAINT-LEU
N° 5 / SAINT-GERMAIN
N° 7 / HENRIVILLE
N° 10/ ANDRE CHENIER
N° 11/ BEAUVAIS I
N° 19/ SAINT-PIERRE I
N° 21/ ZAMENHOF
N° 28/ MONTIERES
N° 30/ BOUTILLERIE
N° 33/ MERCEY I
N° 34/ DELPECH I
N° 39/ ETOUVIE LES SAULES
N° 43/ VOLTAIRE
N° 47/ REAUMUR
N° 49/ AVENUE DE LA PAIX
N° 50/ MARIVAUX
N° 64/ MERCEY II

Signez la pétition pour le maintien du vote papier :

http://recul-democratique.org/petition/

Election piège a couac...

"En mai, plus d'un million de Français seront appelés à élire le nouveau président de la République en appuyant sur une touche ou un écran tactile. Et ce ne sera qu'un début: de plus en plus de communes s'équipent en ordinateurs de vote pour s'affranchir du dépouillement. Problème: ces machines rendent le scrutin opaque, invérifiable aux fraudes, affirment des chercheurs en informatique. Démonstration à l'appui."

Article de "Science &Vie" - février 2007

Pour lire la suite:

http://recul-democratique.org/IMG/pdf/Science_et_vie.pdf

Accidents de la circulation à répétition

Lettre à Madame le Maire d'Amiens

Je me permets d’attirer votre attention sur l’accroissement très inquiétant du nombre d’accidents de la circulation sur le boulevard d’Alsace Lorraine, et plus particulièrement sur le secteur compris entre la place Alphonse Fiquet et le carrefour avec la rue de la Vallée.

Les accidents qui surviennent sur cette voie de circulation sont le plus souvent liés à une vitesse excessive et au non-respect de la signalisation.

Ils atteignent une fréquence et un degré de gravité tels qu’il n’est plus possible de ne pas réagir fortement.

Les cibles les plus exposées sont, bien évidemment, les piétons qui ne disposent pas du temps nécessaire pour traverser (place Alphonse Fiquet) ou qui sont victimes de la vitesse excessive, comme pour ce piéton dramatiquement fauché le 11 janvier dernier, alors qu’il se trouvait sur le trottoir, attendant le feu vert (carrefour rue de la Vallée).

Mais les collisions mettant en cause des véhicules et des deux roues sont également fréquents et graves.

Aussi, je vous demande de bien vouloir, sans attendre la requalification des boulevards et de la place Alphonse Fiquet , prendre les dispositions les plus fermes, pour ralentir efficacement et durablement la vitesse des véhicules aux abords de ces carrefours, d’une part, et pour modifier la temporisation des feux en faveur des piétons, d’autre part.

Faute de quoi, d’autres drames sont à prévoir, compte-tenu du flux important des trafics automobile et piéton sur cet axe, et la responsabilité des pouvoirs publics est en jeu.

Par ailleurs, je souhaiterais obtenir communication du nombre d’accidents et de victimes (blessés, personnes décédées) sur ce secteur pour les années 2005 et 2006.

Quel TCSP pour notre ville ?

LE TRAM… TROP BEAU POUR AMIENS ?

L’équipe municipale actuelle , très attentiste sur la question des déplacements urbains a inscrit au PDU (Plan de Déplacements Urbains) la réalisation de deux lignes de transports collectifs en site propre.

Dans le même temps sans avoir ouvert de débat, elle martèle l’idée qu’Amiens n’aurait pas la capacité de s’équiper d’un tramway, le TCSP (Transport Commun en Site Propre) par excellence.

Ce que cette municipalité refuse, d’autres l’ont fait et cela nous intéresse de savoir pourquoi, et dans quelles conditions.

Les élus municipaux de gauche vous invitent à une soirée-débat Salle Dewailly - Amiens, le vendredi 12 mai 2006 à 18h30

Avec la participation d’élus de la ville du Mans :
Maryse Berger, Adjointe à l’Urbanisme
Dominique Niederkorn, Adjointe aux Déplacements
Jean-François Soulard, Président de la SETRAM
et Marc Santré, Adjoint aux Déplacements de la Communauté Urbaine de Lille

Amiante

Le 13 janvier dernier dans un courrier à Madame le Maire d'Amiens je demandais:

"La réglementation en vigueur impose aux propriétaires d’établir un diagnostic complet de la présence d’amiante dans les bâtiments dont ils ont la charge, pour le 31 décembre 2005 (décret n° 2001-840 du 13 septembre 2001).

Je vous serais obligé de bien vouloir me faire connaître la situation de la ville d’Amiens et de la communauté d’agglomération Amiens Métropole sur le territoire de la commune, à l’égard de cette obligation."

Ce courrier reste sans réponse à ce jour.

Entreprise COSSERAT à Amiens

Extrait du procès-verbal de la séance du conseil municipal du 8 décembre 2005

28 – Rue Maberly. Acquisition de propriétés bâties. ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ

Dans le cadre notamment de la re dynamisation de la zone d’activités de Montières, il est décidé de procéder à l’acquisition de trois parcelles appartenant aux établissements Cosserat sises à l’angle de la rue Sully et de la rue Maberly. La surface totale à acquérir est de 1 ha 81 a 70 ca. Cette acquisition s’effectuera au prix de 399.392 €, conforme à l’avis des services du Domaine de l’Etat, soit une dépense totale à prévoir s’élevant à 410.000 € frais d’actes compris.

INTERVENTIONS :

M. LESSARD

Madame le Maire, nous avions déjà voté une délibération de ce type il y a quelque temps, donc, je voudrais qu’on fasse un point sur la situation de cette entreprise qui compte encore 120 emplois. Je voudrais savoir si des suppressions d’emploi sont intervenues depuis que nous avions acquis déjà différentes parcelles ainsi que la métropole. De quelles contreparties en termes d’emploi assortit-on nos aides indirectes via ces acquisitions ? Est-ce qu’on peut savoir quel est le projet de développement industriel mis en œuvre par la société en ce moment, sachant que les difficultés dans le secteur textile sont connues de tous ? Il me semble que cela conditionne aussi notre vote sur la poursuite de ces aides qui sont apparemment des aides à la trésorerie. Est-ce qu’on peut indéfiniment aider de cette façon, sans avoir une vue un peu plus précise de l’avenir de cette entreprise à laquelle nous sommes tous, évidemment, attachés ? Elle fait partie du patrimoine culturel, industriel et humain d’Amiens. Ceci dit, nous achetons des terrains sur des zones qui sont certainement difficilement constructibles, on pourrait en reparler. C’est un investissement et une aide conséquente. Donc, je souhaiterais, tout simplement que nous soyons informés des bonnes intentions de cette société.

Mme LE MAIRE

Ce n’est pas une aide à la trésorerie puisqu’il s’agit de l’acquisition d’un terrain.

M. DE ROBIEN

Pour faire le point de cette entreprise qui est très attachée à Amiens comme les Amiénois sont très attachés à cette entreprise, je dirai que l’effectif tourne aujourd’hui autour d’une centaine de salariés. Cinq départs volontaires ont eu lieu récemment. Vous savez qu’une crise du textile a secoué les marchés et que les accords textile ont pris fin début 2005. Le contexte est extrêmement difficile et incertain. Néanmoins, le groupe a réussi à maintenir son activité. Un plan d’affaire synthétique nous a été adressé qui pose deux hypothèses : l’une à 82 salariés et l’autre à 102 salariés. Le repreneur a déjà indiqué qu’il souhaite optimiser son site. Il a donc proposé à Amiens Métropole et à la Ville d’Amiens l’acquisition de plusieurs parcelles inutilisées et inutilisables pour son exploitation. La communauté d’agglomération a délibéré en mars 2004 pour acquérir, pour un montant de 74 718 €, une parcelle située au fond de la rue Alfred Catel. Une étude est en cours sur ses potentialités en termes d’implantation d’activités, d’immeubles, de services, d’usines relais, démarche qui viendrait dynamiser éventuellement cette zone dite de Montières activités. Je vous rappelle qu’Amiens Métropole est en cours d’investissement de 760 000 € pour requalifier cette zone. Le 19 février 2004, la Ville d’Amiens a délibéré pour acquérir deux parcelles en nature de bois et taillis pour un montant de 72 608 €. Dans ce contexte, l’acquisition aujourd’hui par la Ville des parcelles qui sont proposées à la vente constitue un enjeu important d’amélioration du patrimoine, notamment sur le plan urbain puisque c’est en continuité de la reconversion du site de la station d’épuration Saint-Maurice dont le départ est programmé pour 2006. On peut dire qu’on mesure, eu égard à la tension du secteur textile, qu’il reste beaucoup d’incertitude sur la pérennité de l’entreprise. Ce n’est jamais gagné définitivement, surtout dans ce secteur-là, même après l’achat des terrains et des bâtiments par la Ville ou la Métropole. Cependant, le groupe nous a indiqué vouloir investir sur le site le produit de la vente, ce qui est intéressant. Cette délibération a donc une double utilité : l’acquisition pour une disponibilité foncière et consolider une activité économique fragile. Les représentants du personnel sont bien sûr informés de l’éventualité de cette acquisition et, malgré la morosité et l’incertitude ambiantes, le personnel semble très favorable à cette démarche de la Ville d’Amiens.

La majorité municipale a décidé d’imposer sans concertation, l’utilisation de machines à voter informatiques dans 18 bureaux de vote lors des élections de 2007.

L’introduction de cette technologie modifie profondément les conditions dans lesquelles les électeurs délèguent leur pouvoir à leurs représentants.

Aucune garantie suffisante n’est donnée quant à la fiabilité des résultats ni à l’exercice d’un réel contrôle par les citoyens. Les expériences menées à l’étranger doivent nous alerter sur les risques encourus.

Les élus de l’opposition ont présenté au Conseil municipal du 23 novembre 2006, un vœu en faveur d’un moratoire sur cette décision dans l’attente d’une évaluation globale de ces dispositifs, comme le recommande la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés).

Voir le site www.ordinateurs-de-vote.org

Le tramway à Amiens : ouvrons vraiment le débat!

Le Plan de Déplacements Urbains adopté en 2002 prévoit la réalisation de deux lignes de Transport Collectif en Site Propre d’environ 10 km, dont une devrait voir le jour en 2006.

Un TCSP est tout à la fois une alternative à la voiture, de plus en plus coûteuse et inadaptée en ville, un moyen de déplacement rapide, sûr et régulier, et un outil de dynamisation et d’aménagement urbains.

La majorité municipale actuelle ne mène aucun débat sérieux avec les Amiénois sur le choix du tracé précis de ces lignes (qui peut dire à ce jour les rues qu’elles emprunteront ?), du matériel, et sur leur financement : au contraire, après quinze années d’immobilisme, elle tergiverse encore et finance toujours plus de parkings, gourmands en béton, et de voiries nouvelles pour l’automobile...

Partisans du tramway, mode de transport moderne, respectueux de l’environnement, qui a fait ses preuves, nous pensons que notre capitale régionale, pour rester dans la course, être attractive, anticiper la fin, progressive mais proche, du pétrole, a le besoin et la capacité de s’équiper d’un tel outil.

Pourquoi ce qui serait possible et utile au Mans, ville comparable à Amiens, ne le serait pas ici ?

Sans a priori mais avec un peu de courage politique, faisons de ce projet un véritable exercice de démocratie participative en posant bien tous les enjeux: emploi, urbanisme, dynamisme économique et commercial, accessibilité de la ville et des quartiers, qualité de vie.

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